Fantasy·Littérature américaine

Le sorcier de Terremer d’Ursula Le Guin

novembre-terremer Je connais le nom d’Ursula LE GUIN depuis plus de dix ans mais je n’ai jamais fait l’effort d’aller lire son oeuvre malgré mon intérêt pour les mondes qu’elle crée. La lecture de Morwenna de Jo WALTON a relancé mon attrait pour cette auteure et j’ai décidé qu’il était temps de se lancer. Je suis donc allée voir à la bibliothèque ce qu’ils avaient. Mon choix s’est porté sur Terremer.

Terremer regroupe les trois premiers romans de l’univers de Terremer créé par Ursula LE GUIN : Le sorcier de Terremer, Les tombeaux d’Atuan et L’ultime rivage. J’avais pour projet de lire les trois mais je n’en ai malheureusement pas eu le temps. Je me suis donc limitée au Sorcier de Terremer.

L’histoire

Ici, il y a des dragons. Il y a des enchanteurs, une mer immense et des îles. Ged, simple gardien de chèvres sur l’île de Gont, a le don. Il va devenir au terme d’une longue initiation, en traversant nombre d’épreuves redoutables, le plus grand sorcier de Terremer, l’Archimage.

Ged, avant d’être nommé, était un simple jeune homme de l’île de Gont mais il avait le don. Ce garçon va devenir le plus grand sorcier de Terremer, l’Archimage. Avant d’atteindre ce niveau et cette renommée, il devra apprendre et le long de ce chemin, il fera des erreurs.

Ged est son nom d’homme mais le vrai nom des choses possède trop de pouvoir pour qu’on nomme les gens par leur nom, Ged est donc appelé Épervier par ses semblables. Il a soif d’apprendre et est rempli d’ambition. Il se sent fort et il veut prouver sa valeur. Il commence son initiation auprès de son maître mais cet apprentissage est trop long pour lui, il demande à aller apprendre à l’école de magie de l’île de Roke. Sa formation va durer trois ans. Il se montre très vite très doué mais sa haine envers un étudiant plus ancien, Jared, et son ambition vont le pousser à dépasser les limites, les siennes également. En invoquant l’âme d’une morte, il a déchiré le voile entre les deux mondes et une ombre s’est accrochée à lui. Cet être sans nom va le rendre malade pendant de longs mois et restera accroché à lui. Ce passage lui apprend l’humilité et le met en grand danger. Il devra fuir pour ne pas se faire attraper par cette ombre.

Mon avis

Ce premier roman du cycle de Terremer est un classique du roman de fantasy. J’ai eu une sensation de déjà vu sans pour autant savoir où l’auteur allait m’amener. Le roman est sorti en 1968, ce n’est donc pas un ouvrage récent. Il a influencé d’autres ouvrages du même genre ce qui explique mon impression de déjà vu. C’est un problème récurrent quand on lit des classiques, particulièrement dans la littérature de genre.

Le rythme du roman par contre est loin des standards actuels. L’auteur nous conte une histoire, une histoire d’homme. Elle prend son temps, elle pose ses mots. Cela peut rebuter les gens. Personnellement, j’apprécie énormément. Cela m’aide à me plonger dans un univers beaucoup plus que des grandes batailles et de l’action à tout bout de champ.

L’univers de Terremer a été créé avec attention. Ursula Le Guin a une réflexion sur la magie, son fonctionnement, le prix à payer (qui semble couler de source maintenant) pour son utilisation. Tout est question d’équilibre. Ursula Le Guin est influencée par taoïsme et certains des préceptes de cette religion se retrouvent dans le cycle de Terremer. Dans tous les cas, j’ai l’impression que l’univers créé par Ursula Le Guin est beaucoup plus pensé, réfléchi que ce qu’on peut nous proposer actuellement en fantasy (je ne dis pas ça pour tous les livres de fantasy évidemment). Elle n’a pas simplement la volonté de raconter une histoire, elle veut créer un monde cohérent. C’est réussi.

Pour conclure

Je vais lire la suite de ce cycle dès que possible. L’univers m’a parlé et même si sa lecture n’est pas toujours aisée, j’apprécie réellement ce qu’Ursula Le Guin. Je conseille ce livre aux amoureux de fantasy.

A très vite pour un nouveau billet et en attendant bonne lecture à vous !


Références : LE GUIN, Ursula Kroeber. Terremer. Paris : Robert Laffont, 2001. (Ailleurs et demain). 1. Le sorcier de Terremer.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

5 réflexions au sujet de « Le sorcier de Terremer d’Ursula Le Guin »

  1. Je n’ai jamais lu Ursula le Guin mais j’avoue que ce qui me rebute, c’est le récit initiatique d’un jeune garçon d’origine modeste qui devient un grand homme. C’est devenu cliché aujourd’hui et je l’ai tellement lu que cela me lasse. Maintenant, il faut replacer les choses dans leur contexte : s’il est sorti en 1968, il devait être novateur à l’époque. Et si le style est poétique, je me laisserais bien tenter tout de même.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s