Littérature scandinave·Polar

L’homme chauve-souris de Jo Nesbo

avril-nesboEn préparant ma venue à Quais du Polar en mars dernier, j’ai cherché un livre d’un auteur qui était présent là-bas. Mon choix s’est posé sur un des livres de Jo Nesbo, j’avais beaucoup entendu parlé de lui et j’étais assez curieuse de savoir ce qu’il proposait. Je suis donc allée en librairie chercher un de ses romans. Après quelques minutes de flanage, j’ai jeté mon dévolu sur L’homme chauve-souris. Il s’agit de la première enquête de l’inspecteur Harry Hole.

Un livre à découvrir pour la culture australienne plutôt que pour l’enquête.

L’histoire

L’inspecteur norvégien Harry Hole est envoyé à Sydney à la suite du meurtre d’une starlette norvégienne, Inger Holter, là-bas. Il va devoir faire équipe avec un aborigène, l’inspecteur Andrew Kensington. Cela lui permet de découvrir une partie du pays et surtout d’en apprendre plus sur la question aborigène. Leur principal suspect est une trafiquant de drogue.

Rapidement, Hole suspecte le travail d’un tueur en série et d’un violeur en série. L’équipe axe son travail dans cette perspective et Kensington commence à paraitre suspect. La liste des suspects s’agrandit : Otto Rechtnagel, un artiste de cirque homosexuel s’y ajoute mais la police semble faire fausse route.

Je m’arrête là dans l’histoire pour ne pas vous spoiler la fin.

Mon avis

J’ai été assez déçu par ce roman. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le livre, le début est assez lent. Je n’ai développé aucune empathie pour le héros, Harry Hole. Son passé d’alcoolique m’a laissé de marbre malgré le traumatisme dû à la mort de son coéquipier qu’il a tué sans être inquiété. Ce genre de personnage dans les polars est vu et revu. L’auteur a essayé de le différencier du canon en en faisant un homme sans enfance douloureuse mais je n’ai pas accroché.

Je me suis assez vite désintéressée de l’intrigue, en particulier sur la première moitié du livre. Le suspens est un peu plus présent sur la deuxième partie du livre mais la fin reste convenue. On la voit arriver, pas particulièrement le coupable mais la scène de l’aquarium. Ce deus ex-machina pour empêcher le héros de tuer le coupable m’a profondément agacée.

Pour conclure

C’est un livre très visuel. On imagine facilement les scènes et l’intrigue et les rebondissements collent très bien au format télé/cinéma.

Je vous le conseille plus si vous voulez découvrir l’Australie et la question aborigène plutôt que pour l’intrigue en elle-même. J’ai eu envie d’approfondir un peu le sujet. Je n’en ai pas encore eu le temps mais c’est au programme.

Après c’est un roman qui se lit, on ne passe pas un mauvais moment mais il y a des polars bien plus intéressants à découvrir. Je pense m’arrêter là dans la découverte de l’univers de Jo Nesbo.

Un petite citation qui m’a plu pour clôturer cette critique :

La vérité que nous élaborons n’est que la somme de ce qui arrange tout le monde, pondéré du pouvoir que chacun a.

Et vous, avez-vous lu des livres de Jo Nesbo ? Vous en avez pensé quoi ?


Références : NESBO, Jo. L’homme chauve-souris. Paris : Gallimard, 2015. (Folio Policier). 9€20

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2 réflexions au sujet de « L’homme chauve-souris de Jo Nesbo »

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